Enfant hyper-émotif ou hypersensible : Que faire ? Comment réagir ?

Les parents, les grands-parents, les éducateurs sont souvent confrontés à des enfants dits « hyperémotifs ». Un état d’esprit, un trait de caractère et un comportement qui se traduit par une contrariété et des pleurs jugés comme « normaux » par les adultes. En revanche, il convient de s’interroger face à un enfant qui, au contraire, ne montre aucune émotion.

Accompagner l’enfant dans la gestion de ses émotions en toute bienveillance est la première chose à faire.

Le comportement d’un enfant hyperémotif

Généralement, l’hyperémotivité de l’enfant se traduit par une réaction excessive aux joies comme à la tristesse ou à la peur. Cet excès vient du fait que l’enfant ne parvient pas à gérer ses émotions ; en l’occurrence, il ou elle vit parfois une timidité extrême.

L’hyperémotivité n’est pas une pathologie. Elle forme un caractère propre à chaque individu et se traduit sous deux formes différentes :

  • Lorsque l’hyperémotivité est intériorisée, l’enfant ne montre aucune émotion, laissant certains penser à une certaine froideur. Néanmoins, elle peut se traduire par des somatisations comme des nausées, un mal de ventre, etc.
  • Lorsque l’hyperémotivité est extériorisée, l’enfant exhibe un comportement chargé en émotions avec, parfois, des accès de violence.

Lorsque l’hyperémotivité fait partie du quotidien de l’enfant, les parents peuvent se sentir dépassés par les pleurs et les gémissements, désemparés devant la situation, ne trouvant aucune solution. Une frustration liée au fait qu’ils souhaitent protéger leur enfant tout en lui permettant d’apprendre la vie et les obstacles à surmonter.

Que faire devant un enfant hyperémotif ?

Nous commencerons par expliquer ce qu’il ne faut pas faire, devant un enfant hyperémotif. En effet, il faut impérativement ne pas banaliser ou nier le sentiment de l’enfant en lui demandant d’arrêter parce que « ce n’est rien ». Si l’enfant est triste, s’il pleure, c’est qu’il a du chagrin, peu importe la raison de sa tristesse. Dans tous les cas, mieux vaut être à l’écoute tout en montrant de l’empathie.

Écouter un enfant avec de l’empathie revient à l’écoute active. Pour ce faire, il faut rester silencieux et lui accorder toute son attention. A ce titre, il est important de se souvenir que le langage corporel et le contact visuel sont autant d’éléments importants qui entrent en ligne de compte dans l’écoute active. L’un des avantages de ce type d’écoute est la confiance qui s’installe presque automatiquement entre l’adulte et l’enfant, ce dernier se sentant compris et capable de s’exprimer librement.

Etre en présence d’un enfant hyperémotif demande également d’agir au moment opportun. Lui demander de se calmer et de revenir à la raison en plein milieu d’une crise n’est donc certainement pas le meilleur moment. L’enfant, pris dans un tumulte émotionnel dont il ne voit pas le fond, n’est pas réceptif, son cerveau néocortex (responsable du raisonnement) étant déconnecté au profit du cerveau limbique, c’est-à-dire le cerveau qui gère les émotions.

Le choix des mots, dans la gestion de l’hypersensibilité de l’enfant, a également son importance. Verbaliser les choses en disant « tu es très triste parce que… » a toute son importance. Pour trouver les mots justes, le vocabulaire émotionnel est rempli de ressources dont il faut faire usage pour poser des mots justes sur des émotions. En soi, le vocabulaire utilisé participera à la solution.

 

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