Ces trois activités ont un point commun : une main tient pendant que l'autre agit, et le moindre écart se voit. Un pli de travers donne un coin qui dépasse, une bande mal passée casse le damier. C'est exactement ce qui plaît aux enfants de 4 ou 5 ans, qui aiment voir par eux-mêmes si c'est réussi, sans qu'un adulte ait besoin de le leur dire.

Première page du pack « Plier, tisser et lacer », Découvrir Montessori

Plier, tisser et lacer en 10 pages à imprimer

quatre pliages, un métier à tisser et ses bandes, trois cartes à lacer · A4, recto seul · gratuit, usage personnel ou en classe

À l'impression, choisir « taille réelle » ou 100 % : les fiches sont dessinées à taille réelle, au millimètre.

Les activités du pack

Le chien en papier en quatre étapes : plier le carré en triangle, rabattre les oreilles, remonter le museau, dessiner les yeux

Plier : les coins d'abord

Un pli réussi se fait en deux temps. D'abord on amène un bord sur l'autre et on fait correspondre les coins, en les tenant pincés. Ensuite seulement, on appuie au milieu et on lisse le pli vers les bords avec l'ongle ou le plat du doigt. L'enfant qui écrase tout de suite la feuille obtient un pli de travers, et il le voit.

Pour le chien, le plus simple est que l'adulte plie avec sa propre feuille, face à l'enfant ou à côté de lui, une étape à la fois. Le pliage tient en trois plis, et le moment où l'on dessine les yeux et la truffe fait toujours son petit effet.

Tisser : dessus, dessous

Le métier se prépare par l'adulte : on plie la feuille sur la ligne, on coupe les fentes à partir du pli jusqu'au bout des pointillés, et on déplie. L'enfant passe ensuite une bande dessus, dessous, dessus, dessous. La bande suivante commence dessous, et c'est ce décalage qui dessine le damier. Le dire à voix haute aide à garder le rythme, et ce rythme est déjà une petite logique : un motif qui se répète.

Lacer : il n'y a pas de bon chemin

Une carte à lacer n'a pas de sens obligatoire. On passe le lacet par un trou, puis par le suivant, par-dessus le bord ou en ressortant par le même côté, comme on veut. Les plus jeunes font des allers-retours dans tous les sens, les plus grands font le tour proprement. Un lacet à bout rigide est le plus facile ; une laine épaisse dont on entoure le bout de ruban adhésif fait très bien l'affaire.

Les vraies chaussures viennent ensuite. Le laçage et les boutons ont leur place dans les cadres d'habillage Montessori, et les étapes pour s'habiller seul sont dans les cartes de l'habillage.

FR

Fanny Renna

Éducatrice Montessori, assistante diplômée AMI

Elle a travaillé plusieurs années dans les écoles Montessori de Roaix et de Montélimar. Les contenus de ce site sont fondés sur ses formations et son expérience de terrain.

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