Une carte de nomenclature montre une chose et donne son nom. Dans la version en trois parties, celle des classes Montessori, chaque mot existe en trois morceaux : la carte complète, avec l'image et le mot, l'image seule et l'étiquette seule. Le petit apparie les images, celui qui commence à lire pose les étiquettes, et la carte complète lui permet de vérifier lui-même s'il s'est trompé.
Les cinq séries à imprimer
Chaque série tient dans un seul PDF, avec une notice en première page. Une planche A4 porte quatre mots, chacun sur une ligne : la carte complète, l'image seule et l'étiquette. Le cadre de couleur change d'une série à l'autre, pour que l'enfant range chaque famille de cartes sans aide.
À quoi sert chaque partie
La carte complète est la carte de contrôle. Elle reste à part, et l'enfant ne s'en sert qu'à la fin, pour comparer. C'est elle qui rend l'activité autonome : l'adulte n'a pas à dire « c'est faux », la carte le montre. C'est ce que Maria Montessori appelait le contrôle de l'erreur, intégré au matériel plutôt qu'à la voix de l'adulte.
L'image seule sert aux plus jeunes, qui posent chaque image sur sa jumelle et apprennent le nom en l'entendant. L'étiquette seule vient plus tard, quand l'enfant déchiffre des mots simples : il lit l'étiquette, la pose sous l'image qui correspond, puis vérifie avec la carte complète.
Les étapes selon l'âge
Les âges ci-dessous sont des repères. L'enfant de deux ans et demi qui adore les insectes ira plus loin dans cette série que dans une autre, et c'est son intérêt qui décide.
- Vers 2 ans et demi ou 3 ans, nommer. On sort trois cartes complètes, on les nomme ensemble, puis l'enfant pose les images seules sur les cartes identiques. Le mot écrit est là, mais on ne l'explique pas.
- Vers 3 ou 4 ans, apparier et élargir. Les images seules se posent à côté des cartes complètes, sans les recouvrir. On ajoute des mots peu à peu, en gardant ceux que l'enfant connaît déjà.
- Quand l'enfant commence à lire, les étiquettes. Il lit chaque étiquette, la place sous son image, puis contrôle avec les cartes complètes posées à l'écart. C'est souvent vers 4 ou 5 ans dans une classe Montessori, après les lettres rugueuses et l'alphabet mobile.
Présenter les cartes en trois temps
Pour les nouveaux mots, la présentation suit la leçon en trois temps, que Maria Montessori a reprise d'Édouard Séguin. Trois cartes au maximum, choisies bien différentes les unes des autres.
- Premier temps, l'adulte nomme. « C'est une coccinelle. » On montre, on nomme, sans rien demander.
- Deuxième temps, l'enfant montre. « Montre-moi la coccinelle. » C'est le temps le plus long, on peut mélanger les cartes et recommencer.
- Troisième temps, l'enfant nomme. « Qu'est-ce que c'est ? » S'il hésite, on revient au premier temps la fois suivante, sans corriger.
La même méthode sert pour les lettres et les chiffres. Elle est détaillée avec les chiffres rugueux, et la façon de mener une présentation en général dans comment réussir une présentation d'activité.
Cursive ou script
Chaque série existe dans les deux écritures. En France, les classes Montessori présentent d'emblée la cursive, celle que l'école enseigne aussi dès la grande section, et c'est la version à choisir dans la plupart des cas. La version script sert si l'enfant a appris ses lettres en script, ou si ses autres supports, alphabet mobile ou livres, sont en script. La règle est de garder la même écriture partout, pour qu'un mot ne change pas de forme d'une activité à l'autre.
L'écriture cursive des cartes est la Playwrite France Moderne, dessinée d'après l'écriture scolaire française. Le script est en Andika, une police conçue pour l'apprentissage de la lecture, avec le « a » et le « g » simples que l'enfant apprend à tracer.
Imprimer et faire durer les cartes
- Imprimer à 100 %. Dans la fenêtre d'impression, choisir « taille réelle » et désactiver l'ajustement à la page, sinon les cartes rétrécissent.
- Un papier épais de 160 à 200 g supporte les manipulations. Une plastification avant la découpe les rend presque indestructibles.
- Découper le long des cadres de couleur, en laissant le cadre sur la carte, puisque c'est lui qui permet de ranger chaque série.
- Une boîte ou une pochette par série, rangée à hauteur d'enfant. Il peut ainsi la prendre seul, comme n'importe quel matériel de l'étagère.
D'où viennent les images
Les images des cartes ont été générées par intelligence artificielle. Chacune a ensuite été vérifiée une à une avant publication : forme, couleurs, nombre de pattes, d'ailes ou de pétales. Les sujets ne sont pas représentés à la même échelle, et dans la série des insectes une puce prend autant de place qu'une libellule.
Pour placer ces cartes dans l'ensemble des activités, voir les activités Montessori de 3 à 4 ans et l'apprentissage de la lecture en Montessori.




