La pâte à modeler est le meilleur exercice qui soit pour la main d'un petit enfant : elle résiste juste assez pour muscler les doigts, elle pardonne toutes les erreurs, et elle se recommence à l'infini. Un tapis ajoute une petite intention, poser six points sur la coccinelle ou des bougies sur le gâteau, sans rien imposer sur la manière de faire.
Les tapis de pâte à modeler en 12 pages à imprimer
À l'impression, choisir « taille réelle » ou 100 % : les fiches sont dessinées à taille réelle, au millimètre.
Les onze tapis
- Des boules : la coccinelle et ses six points, le pommier et ses huit pommes, le nid et ses trois œufs.
- Des colombins : les piquants du hérisson, les bougies du gâteau, et le serpent, si long qu'il faut plusieurs colombins mis bout à bout.
- Une galette et des colombins : le soleil, une boule aplatie pour le centre et dix rayons.
- Des tailles différentes : la chenille, sept boules de la plus grosse à la plus petite.
- Des gestes plus fins : l'escargot, un long colombin enroulé en spirale, et le mouton, couvert de toutes petites boules roulées du bout des doigts.
- Un tapis libre : un visage vide, que l'enfant complète comme il veut.
En bas de chaque tapis, un bandeau « Il me faut » dit ce qu'il faut préparer : combien de boules, de quelle taille, ou quelle longueur de colombin. L'enfant qui ne lit pas encore le comprend grâce aux petits dessins.

Rouler, aplatir, pincer
Trois gestes suffisent pour tout le pack, et ils ne se ressemblent pas. La boule se roule entre les deux paumes, en petits cercles. Le colombin se roule sous la main à plat, sur la table, en allant et venant ; s'il s'aplatit, c'est qu'on appuie trop. La galette se fait en écrasant une boule avec la paume. Pour le mouton, la boule se roule entre le pouce et l'index, et c'est cette pince-là qui tiendra plus tard le crayon.
On montre chaque geste une fois, lentement, sans commenter. Ensuite l'enfant essaie. Une boule ovale, un colombin trop court, un serpent en trois morceaux : tout cela est très bien. Le tapis ne sert pas à juger un résultat, il donne une raison de recommencer le geste vingt fois de suite.
La pâte maison
Pour un gros pot : 2 verres de farine, 1 verre de sel fin, 1 verre d'eau tiède et 2 cuillères à soupe d'huile. On mélange la farine et le sel, on ajoute l'eau et l'huile peu à peu, puis on pétrit jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux doigts. Quelques gouttes de colorant alimentaire, ajoutées pendant le pétrissage, donnent les couleurs. Elle se garde plusieurs jours dans une boîte bien fermée.
Préparer la pâte avec l'enfant fait déjà partie de l'activité : verser, mélanger et pétrir sont des gestes de vie pratique. Cette pâte est très salée. Elle n'est pas toxique en petite quantité, mais il faut surveiller les plus jeunes qui portent tout à la bouche, et ne pas la laisser à portée d'un chien.
Faire durer les tapis
Un tapis plastifié ou glissé dans une pochette transparente se nettoie d'un coup d'éponge et sert pendant des mois. On peut ranger les tapis dans un classeur, avec la boîte de pâte à côté, sur une étagère basse : l'enfant choisit son tapis et s'installe seul. C'est ainsi que le travail devient le sien.
Quand les tapis sont faciles, la suite naturelle est de déchirer et coller, puis de découper. Les chiffres en pâte à modeler, eux, sont dans le pack de maths sur les chiffres.