Comme toute notion que l’on ne maîtrise pas complètement ou que l’on connaît mal, les écoles Montessori sont parfois en proie à des informations inexactes qui portent à confusion. Il est temps de faire main basse sur certaines idées reçues et de remettre les choses à leur place.
Activité sensorielle Montessori

Certaines grandes personnalités de ce monde ont fait (ou font) leur scolarité dans une école Montessori.

Vrai ! Les Princes William et Harry d’Angleterre ;  Jacqueline Kennedy, ex-Première dame des Etats-Unis ; Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon ; Will Whright, le créateur des Sims ; Joshua Bell, violoniste et nominé au prix Pulitzer ; George Clooney, acteur, et tant d’autres…
Enfin, la personnalité la plus récente a intégrer un jardin d’enfant Montessori est le Prince George – fils du Prince William et de Kate Middleton.

La scolarité coûte cher

Vrai ! Les établissements Montessori étant « hors-contrat », les parents doivent parfois payer plusieurs milliers d’euros, sans compter les frais de cantine. Certaines écoles proposent cependant des tarifs adaptés pour les familles plus modestes, si celles-ci souhaitent y inscrire leur enfant. Il existe également certaines écoles Montessori sous contrat, donc reconnues, notamment à Roubaix, à Rennes et à Latresne, dont les frais d’inscription sont moins élevés.
Etant donné que les écoles Montessori sont un coût pour les familles, elles sont souvent critiquées d’écoles élitistes : rappelons tout de même que les éducateurs ne sont pas payés par l’Etat, et que leurs salaires reposent uniquement que les frais de scolarité des enfants.

L’enseignement Montessori ne peut pas être appliqué par les professeurs du public

Faux ! Plus de la moitié des formations sont composées d’enseignants venant du public et/ou du privé. De ce fait, on note que les enseignants de premier degré sont de plus en plus nombreux à mettre en œuvre des ateliers Montessori au sein de leurs classes. A ce titre, ils sont accompagnés dans leur démarche par l’association Public Montessori (http://www.public-montessori.fr/).

Il n’y a qu’à Paris et dans les grandes villes qu’on enseigne la pédagogie Montessori.

Faux ! On remarque qu’en effet, l’offre est importante dans la capitale, mais qu’elle prend de l’essor dans le reste de la France, comme dans le Sud-Est, notamment. En province, les écoles Montessori répondent au manque d’écoles maternelles dans certains endroits.

Les enfants ont des rythmes différents et il ne peut pas y avoir de cohésion de groupe

Faux ! L’enseignement Montessori se fait dans le collectif et il appartient aux enfants de s’immerger dans ce groupe afin d’évoluer. Le fait que les besoins des enfants soient respectés n’empêche pas que le groupe ait de l’importance dans la pédagogie Montessori, bien au contraire.

Amour et Montessori : développement de l'enfant

Les enfants des écoles Montessori sont livrés à eux-mêmes et complètement libres

Faux ! Rien ne pourrait être plus loin de la réalité ! Dans les écoles Montessori, les enfants choisissent leur activité (toujours sous le regard bienveillant de l’éducateur), leur matériel et doivent ensuite le ranger. Ils œuvrent au sein d’un cadre bien défini dans lequel existent des règles qui régissent la classe Montessori. Les activités sont structurées et le programme permet aux enfants de commencer, en début d’année, par une série d’exercices préliminaires, d’adapter leur comportement etc. A terme, les enfants les plus âgés peuvent guider les plus jeunes, ce qui favorise l’entraide et le lien social.

Le « socle commun » n’est pas suivi par les écoles Montessori

Faux ! Toutes les écoles Montessori de France se doivent de suivre un objectif qui est l’acquisition d’un « socle commun » de compétences et de connaissances au cours des trois cycles de scolarité, de 7 à 16 ans. Inspectées par l’éducation nationale, les écoles Montessori, même hors contrat, sont tenues de respecter cette règle.

Un enfant qui a démarré sa scolarité dans une école Montessori aura beaucoup de mal à rejoindre une école primaire, un collège ou un lycée non Montessori

Faux ! Les élèves qui entrent dans un établissement public après avoir suivi une scolarité (maternelle, primaire et/ou collège) dans un établissement Montessori s’adaptent très bien aux exigences du public. A partir du moment où ces élèves sont éduqués de manière à devenir autonomes et à avoir confiance en eux, ils sont capables de s’adapter à toutes les situations et ne sont pas voués à l’échec, bien au contraire !

On pourrait comparer l’école Montessori à une école de la vie, où l’enfant est considéré comme un être à part entière, dans laquelle, grâce à un environnement adapté à sa taille, sa force et ses besoins, ainsi qu’à des éducateurs respectueux, pédagogues et compétents, il va apprendre à développer sa personnalité, sa créativité, à s’ouvrir aux autres, à s’épanouir à son rythme, à avoir confiance en lui, à acquérir les savoirs fondamentaux et surtout, à s’adapter au monde qui l’entoure. Sorti d’une école Montessori, l’enfant est ouvert aux autres, curieux du monde qu’il entoure et désireux d’apprendre.
L’enfant saura donc s’adapter à tous les changements.

Les enfants scolarisés dans les écoles Montessori ne peuvent pas passer le bac.

Faux ! Pour le baccalauréat comme pour le brevet, les jeunes peuvent se présenter comme candidats libres. Ils obtiennent d’ailleurs de très bons résultats. Quant aux enfants qui réintègrent une structure dite « classique », ils sauront très facilement s’adapter.

La pédagogie Montessori est essentiellement destinée aux enfants avec des DYS et des autistes qui ne peuvent pas être admis dans le public

Faux ! D’abord, les établissements publics acceptent les enfants atteints de certaines formes d’autisme et de dys (dysgraphie, dyscalculie, dyslexie…). L’idée (fausse) qui veut que les écoles Montessori ne soient réservées qu’aux enfants atypiques vient peut-être du fait que c’est avec ces mêmes enfants que Maria Montessori a débuté. Aujourd’hui, les écoles Montessori sont ouvertes à tous les enfants.

Dans les écoles Montessori, les besoins et rythmes de l’enfant sont valorisés

Vrai ! Il existe, dans les écoles Montessori, une certaine liberté : les enfants peuvent se déplacer, ils n’ont pas besoin de demander la permission pour faire certaines choses, ils choisissent leurs activités (toujours sous le regard bienveillant de l’éducateur). Dans une école Montessori, l’enfant évolue à son rythme et l’éducateur devient un facilitateur. La pédagogie Montessori est basée sur le fait que les enfants apprennent mieux lorsqu’ils sont dans ce que l’on appelle, des « périodes sensibles » pendant lesquelles ils sont réceptifs et ont besoin et envie d’apprendre.

Les parents veulent faire de leurs enfants des « êtres supérieurs »

Faux ! L’idée de créer une élite n’a jamais été la volonté de quiconque et surtout pas Maria Montessori, fondatrice de la pédagogie du même nom. Le fait que certains grands noms soient associés à l’enseignement Montessori est sans doutes le signe d’une forme de pédagogie qui a du bon !

Les parents qui envoient leurs enfants dans des écoles Montessori sont forcément des gens qui se sentent différents et qui rejettent le système

Faux ! Les parents qui font le choix de la pédagogie Montessori sont généralement très bien renseignés quant aux méthodes et aux bénéfices de cet enseignement. Ce n’est ni une démarche permettant de se différencier, ni un rejet de la société. C’est un choix de vie pour leur enfant et pour son épanouissement à l’âge adulte.

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